Halle aux Grains
> 23 mai
Poèmes de l’amour, de la mer et de la mort
Orchestre National du Capitole de Toulouse

Stéphane Degout, baryton de classe internationale, habitué des grandes salles d’opéra des deux côtés de l’Atlantique, est aussi à l’aise dans Mozart, Wagner ou Berlioz. Il l’est également dans la mélodie avec orchestre comme il nous le montre de façon magistrale ce soir. Le Poème de l’amour et de la mer d’Ernest Chausson, grande mélodie-cantate sur des poèmes de Maurice Bouchor (ami du compositeur) s’articule en deux parties séparées par un interlude instrumental.
La première partie: La Fleur des eaux et la seconde La Mort de l’amour sont constituées de trois mélodies chacune enchâssées de pages orchestrales. Destinées tout d’abord à une voix de ténor, elles sont souvent interprétées également par une mezzo-soprano ou un baryton.
D’une voix puissante, d’une assurance impressionnante et d’une incarnation imposante, ce grand chanteur s’immisce avec un naturel confondant dans la sombre et profonde mélancolie qui baigne la partition. L’accompagnement orchestral, essentiel pour la réception de l’œuvre, est particulièrement soigné et l’engagement de Roberto Gonzalez-Monjas est exemplaire.
L’Orchestre National du Capitole de Toulouse à l’image du magnifique solo de basson de l’Interlude l’est tout autant.
Les Quatre poèmes d’après l’intermezzo d’Heinrich Heine de Guy Ropartz donnés après l’entracte font un écho parfait à l’œuvre précédente. Ici encore, rythmé par un glas inébranlable, un désespoir abyssal envahit l’espace habité par la voix émouvante et souveraine de Stéphane Degout. Là encore, le soutien de l’orchestre resserre l’émotion dans un flux ininterrompu.
Encadrant ces deux pages, deux poèmes symphoniques de la «trilogie romaine» d’Ottorino Respighi en éclairent l’atmosphère de désolation. Le premier Fontane di Roma et le second Pini di Roma en quatre parties chacun, soit autant d’évocations de lieux de la ville éternelle, affichent ce soir, sous cette baguette enthousiaste, une exubérance et une ampleur symphonique qui baignent chaque climat de ces poèmes d’une lumière crue mais ô combien vivante.
Jean-Félix Marquette
La première partie: La Fleur des eaux et la seconde La Mort de l’amour sont constituées de trois mélodies chacune enchâssées de pages orchestrales. Destinées tout d’abord à une voix de ténor, elles sont souvent interprétées également par une mezzo-soprano ou un baryton.
D’une voix puissante, d’une assurance impressionnante et d’une incarnation imposante, ce grand chanteur s’immisce avec un naturel confondant dans la sombre et profonde mélancolie qui baigne la partition. L’accompagnement orchestral, essentiel pour la réception de l’œuvre, est particulièrement soigné et l’engagement de Roberto Gonzalez-Monjas est exemplaire.
L’Orchestre National du Capitole de Toulouse à l’image du magnifique solo de basson de l’Interlude l’est tout autant.
Les Quatre poèmes d’après l’intermezzo d’Heinrich Heine de Guy Ropartz donnés après l’entracte font un écho parfait à l’œuvre précédente. Ici encore, rythmé par un glas inébranlable, un désespoir abyssal envahit l’espace habité par la voix émouvante et souveraine de Stéphane Degout. Là encore, le soutien de l’orchestre resserre l’émotion dans un flux ininterrompu.
Encadrant ces deux pages, deux poèmes symphoniques de la «trilogie romaine» d’Ottorino Respighi en éclairent l’atmosphère de désolation. Le premier Fontane di Roma et le second Pini di Roma en quatre parties chacun, soit autant d’évocations de lieux de la ville éternelle, affichent ce soir, sous cette baguette enthousiaste, une exubérance et une ampleur symphonique qui baignent chaque climat de ces poèmes d’une lumière crue mais ô combien vivante.
Jean-Félix Marquette
Publié le 27/05/2026 à 12:10.