Gabriel Marghieri, orgue
Paysages intérieurs

CD Hortus
Le label Hortus nous propose un nouveau CD d’improvisation à l’orgue, Gabriel Marghieri en est l’interprète. Il est organiste titulaire de deux tribunes prestigieuses, celle du Sacré-Coeur de Montmartre à Paris et celle de la basilique Saint-Bonaventure à Lyon.
C’est sur cet instrument lyonnais, récemment restauré, qu’il a enregistré ces improvisations regroupées ensuite dans un ensemble de sept suites.
Gabriel Marghieri préface lui-même avec humour son enregistrement. Il évoque une question que l’on se pose souvent à propos de l’acte d’improviser: “Qu’a t-il cherché à évoquer?”. Sa réponse fait sourire: “Oh, pas grand chose, ou même rien!”.
Fausse modestie de l’interprète? Non, sans aucun doute! L’improvisation est certes l’art de l’imprévu, mais Gabriel Marghieri nous transporte avec lui dans ses paysages intérieurs avec une grande maîtrise. Les 29 pièces, assez brêves, sont autant d’ambiances créées grâce aux belles sonorités du grand-orgue de la basilique Saint-Bonaventure de Lyon, instrument que l’improvisateur connaît parfaitement et sait donc mettre en valeur avec brio.
Les titres donnés à ces pièces, parfois avec un point d’interrogation, sont autant de propositions libres dont l’auditeur peut se saisir, mais on peut aussi écouter ces suites en laissant parler sa propre imagination.
Le langage est contemporain sans être à aucun moment ardu ou hermétique. L’enchaînement rythmé des pièces donne un mouvement dynamique à l’ensemble.
Remercions le label Hortus de mettre à l’honneur cet art majeur de l’improvisation à l’orgue avec des productions comme celle-ci, ou comme celle de Thomas Lacote (Streams Improvisations).
Souhaitons que cela permette à un plus large public d’entrer dans cet univers fascinant auquel Gabriel Marghieri apporte ici une très belle contribution.
Pour conclure sa préface, Gabriel Marghieri cite une poésie de Lydie Dattas qui semble résumer toute la philosophie de son travail:
“Qui attend quelque chose ne peut rien recevoir,
puisque la beauté vient quand on ne l’attend pas”.
Pierre-Jean Schoen
Le label Hortus nous propose un nouveau CD d’improvisation à l’orgue, Gabriel Marghieri en est l’interprète. Il est organiste titulaire de deux tribunes prestigieuses, celle du Sacré-Coeur de Montmartre à Paris et celle de la basilique Saint-Bonaventure à Lyon.
C’est sur cet instrument lyonnais, récemment restauré, qu’il a enregistré ces improvisations regroupées ensuite dans un ensemble de sept suites.
Gabriel Marghieri préface lui-même avec humour son enregistrement. Il évoque une question que l’on se pose souvent à propos de l’acte d’improviser: “Qu’a t-il cherché à évoquer?”. Sa réponse fait sourire: “Oh, pas grand chose, ou même rien!”.
Fausse modestie de l’interprète? Non, sans aucun doute! L’improvisation est certes l’art de l’imprévu, mais Gabriel Marghieri nous transporte avec lui dans ses paysages intérieurs avec une grande maîtrise. Les 29 pièces, assez brêves, sont autant d’ambiances créées grâce aux belles sonorités du grand-orgue de la basilique Saint-Bonaventure de Lyon, instrument que l’improvisateur connaît parfaitement et sait donc mettre en valeur avec brio.
Les titres donnés à ces pièces, parfois avec un point d’interrogation, sont autant de propositions libres dont l’auditeur peut se saisir, mais on peut aussi écouter ces suites en laissant parler sa propre imagination.
Le langage est contemporain sans être à aucun moment ardu ou hermétique. L’enchaînement rythmé des pièces donne un mouvement dynamique à l’ensemble.
Remercions le label Hortus de mettre à l’honneur cet art majeur de l’improvisation à l’orgue avec des productions comme celle-ci, ou comme celle de Thomas Lacote (Streams Improvisations).
Souhaitons que cela permette à un plus large public d’entrer dans cet univers fascinant auquel Gabriel Marghieri apporte ici une très belle contribution.
Pour conclure sa préface, Gabriel Marghieri cite une poésie de Lydie Dattas qui semble résumer toute la philosophie de son travail:
“Qui attend quelque chose ne peut rien recevoir,
puisque la beauté vient quand on ne l’attend pas”.
Pierre-Jean Schoen
Publié le 27/04/2026 à 15:29.