Théâtre du Capitole
> 20 février – 1er mars 2026
Lucia di Lammermoor
Gaetano Donizetti
Photographies de Mirco Magliocca
Reprise de la production conçue par Nicolas Joël pour le Capitole en 1998, avec les décors d’Ezio Frigerio et les costumes de Franca Squarciapino, ce Lucia di Lammermoor toulousain retrouve tout l’éclat d’un spectacle somptueux. La direction musicale a finalement été confiée à Fabrizio Maria Carminati, appelé à remplacer José Miguel Pérez-Sierra, contraint de se retirer pour raisons de santé.
Dès les premières scènes, la soirée s’impose par la qualité de son plateau vocal, admirablement soutenu par le Chœur de l’Opéra national du Capitole. Lucia di Lammermoor, créé à Naples en 1835 sur un livret de Salvadore Cammarano d’après Walter Scott, n’est pas la «naissance» du bel canto, mais l’un de ses sommets dramatiques: Donizetti y porte à une intensité remarquable l’héritage de Rossini et de Bellini, tout en annonçant déjà, par la densité théâtrale de l’ouvrage, certains développements du drame lyrique italien ultérieur.
Dans une Écosse du XVIIe siècle déchirée par les rivalités de clans et les calculs de pouvoir, Lucia aime Edgardo, ennemi juré de sa famille. Son frère Enrico, acculé politiquement, la contraint à épouser Arturo afin de restaurer sa position. Trompée par une fausse preuve de trahison, Lucia cède, sombre dans la folie après les noces et tue son mari. Lorsque la vérité éclate et qu’Edgardo apprend la mort de Lucia, il se donne la mort à son tour.
Jessica Pratt campe une Lucia à la fois vulnérable et souveraine. La virtuosité de la soprano colorature trouve ici un terrain idéal, jusque dans la célèbre scène de la folie, qu’elle domine avec une maîtrise impressionnante. Face à elle, Pene Pati compose un Edgardo élégant, sensible et jamais mièvre. Lionel Lhote donne à Enrico une noirceur mordante, sans caricature, et Michele Pertusi impose à Raimondo une autorité vocale de premier ordre. Valentin Thill en Arturo, Fabien Hyon en Normano et Irina Sherazadishvili en Alisa complètent avec solidité cette distribution de haut niveau. Il faut également saluer l’intervention très remarquée de la flûte solo, Sandrine Tilly.
Servie par une équipe musicale de grande tenue, l’œuvre déploie tous les attendus de ce chef-d’œuvre du bel canto romantique. Au-delà de la scène de la folie, le célèbre sextuor emporte l’adhésion d’une salle manifestement conquise, qui réserve aux artistes un accueil très chaleureux au terme de la représentation.
Danielle Anex-Cabanis
Dès les premières scènes, la soirée s’impose par la qualité de son plateau vocal, admirablement soutenu par le Chœur de l’Opéra national du Capitole. Lucia di Lammermoor, créé à Naples en 1835 sur un livret de Salvadore Cammarano d’après Walter Scott, n’est pas la «naissance» du bel canto, mais l’un de ses sommets dramatiques: Donizetti y porte à une intensité remarquable l’héritage de Rossini et de Bellini, tout en annonçant déjà, par la densité théâtrale de l’ouvrage, certains développements du drame lyrique italien ultérieur.
Dans une Écosse du XVIIe siècle déchirée par les rivalités de clans et les calculs de pouvoir, Lucia aime Edgardo, ennemi juré de sa famille. Son frère Enrico, acculé politiquement, la contraint à épouser Arturo afin de restaurer sa position. Trompée par une fausse preuve de trahison, Lucia cède, sombre dans la folie après les noces et tue son mari. Lorsque la vérité éclate et qu’Edgardo apprend la mort de Lucia, il se donne la mort à son tour.
Jessica Pratt campe une Lucia à la fois vulnérable et souveraine. La virtuosité de la soprano colorature trouve ici un terrain idéal, jusque dans la célèbre scène de la folie, qu’elle domine avec une maîtrise impressionnante. Face à elle, Pene Pati compose un Edgardo élégant, sensible et jamais mièvre. Lionel Lhote donne à Enrico une noirceur mordante, sans caricature, et Michele Pertusi impose à Raimondo une autorité vocale de premier ordre. Valentin Thill en Arturo, Fabien Hyon en Normano et Irina Sherazadishvili en Alisa complètent avec solidité cette distribution de haut niveau. Il faut également saluer l’intervention très remarquée de la flûte solo, Sandrine Tilly.
Servie par une équipe musicale de grande tenue, l’œuvre déploie tous les attendus de ce chef-d’œuvre du bel canto romantique. Au-delà de la scène de la folie, le célèbre sextuor emporte l’adhésion d’une salle manifestement conquise, qui réserve aux artistes un accueil très chaleureux au terme de la représentation.
Danielle Anex-Cabanis
Publié le 14/03/2026 à 14:42, mis à jour le 14/03/2026 à 14:44.