Pauline Klaus, violon
Obsessions

CD Paraty.
Le titre de ces «morceaux choisis» s’avère directement inspiré par l’intitulé du premier mouvement de la Sonate d’Ysaÿe Op. 27, compositeur auquel l’album fait la part belle. L’interprète nous emporte dans le voyage sensible qu’elle a conçu, de Bach à Schubert. Diplômée du CNSM de Paris et du Conservatoire Royal de Bruxelles, membre du Quatuor Lontano avec lequel elle a enregistré notamment un disque intitulé La Montagne magique, Pauline Klaus rend ici hommage à ses maîtres, professeurs et musiciens qui lui ont ouvert les voies pour explorer le royaume de la musique. C’est donc l’expression d’une ferveur et d’une reconnaissance que Pauline Klaus donne à entendre. Bach (transcrit pour violon par Tedi Papavrami) ouvre l’album: il souffre peut-être un peu d’une excessive rigueur – arrangement oblige? Mais la fugue joliment articulée sourit. Inspirée par Bach, explicitement cité, la Sonate pour violon solo, op. 27 d’Ysaÿe offre quatre mouvements d’écriture différente, du Poco vivace d’Obsession à l’Allegro furioso des Furies. La violoniste y fait montre d’une virtuosité parfois austère, même si Malinconia et la Danse des ombres manifestent une intériorité qui sait toucher. On a aimé le bref extrait des Impressions d’enfance de Georges Enescu qui rappelle avec émotion le «ménétrier» qui escortait les noces de village. Les deux pièces de Juan Arroyo, compositeur franco-péruvien, ouvrent sur des climats singuliers, entre rêve et réalité, auxquels l’interprète sait donner un surcroit de mystère, de poésie même. La dernière plage de l’album offre d’une transcription du lied de Schubert Le Roi des Aulnes une vision d’un romantisme fougueux, voire halluciné, dont l’engagement impressionne.
Pauline Klaus a conçu un parcours sentimental qui livre peu à peu les subtils secrets de sa composition. Interprété avec maitrise et une conviction qui n’exclut pas la tendresse, il affirme sa foi en la transmission de la musique, «une musique des heures et des jours, qui se confond avec la vie».
Jean Jordy
Le titre de ces «morceaux choisis» s’avère directement inspiré par l’intitulé du premier mouvement de la Sonate d’Ysaÿe Op. 27, compositeur auquel l’album fait la part belle. L’interprète nous emporte dans le voyage sensible qu’elle a conçu, de Bach à Schubert. Diplômée du CNSM de Paris et du Conservatoire Royal de Bruxelles, membre du Quatuor Lontano avec lequel elle a enregistré notamment un disque intitulé La Montagne magique, Pauline Klaus rend ici hommage à ses maîtres, professeurs et musiciens qui lui ont ouvert les voies pour explorer le royaume de la musique. C’est donc l’expression d’une ferveur et d’une reconnaissance que Pauline Klaus donne à entendre. Bach (transcrit pour violon par Tedi Papavrami) ouvre l’album: il souffre peut-être un peu d’une excessive rigueur – arrangement oblige? Mais la fugue joliment articulée sourit. Inspirée par Bach, explicitement cité, la Sonate pour violon solo, op. 27 d’Ysaÿe offre quatre mouvements d’écriture différente, du Poco vivace d’Obsession à l’Allegro furioso des Furies. La violoniste y fait montre d’une virtuosité parfois austère, même si Malinconia et la Danse des ombres manifestent une intériorité qui sait toucher. On a aimé le bref extrait des Impressions d’enfance de Georges Enescu qui rappelle avec émotion le «ménétrier» qui escortait les noces de village. Les deux pièces de Juan Arroyo, compositeur franco-péruvien, ouvrent sur des climats singuliers, entre rêve et réalité, auxquels l’interprète sait donner un surcroit de mystère, de poésie même. La dernière plage de l’album offre d’une transcription du lied de Schubert Le Roi des Aulnes une vision d’un romantisme fougueux, voire halluciné, dont l’engagement impressionne.
Pauline Klaus a conçu un parcours sentimental qui livre peu à peu les subtils secrets de sa composition. Interprété avec maitrise et une conviction qui n’exclut pas la tendresse, il affirme sa foi en la transmission de la musique, «une musique des heures et des jours, qui se confond avec la vie».
Jean Jordy
Publié le 13/01/2026 à 12:16.