La Serenissima
Venetian silhouettes

CD Aparté
Si la Sérénissime connaît un grand déclin politique dès le milieu du XVIIIe, son rayonnement musical est toujours remarquable. Tout compositeur se doit d’y faire une halte, les théâtres s’y multiplient, ce qui facilite la création de très nombreuses œuvres. D’excellents interprètes sont au service de la musique pour le plus grand bonheur d’un public éclairé et exigeant.
La soprano Sophie Junker et l’{OH! } Orkiestra mettent tout leur talent à faire revivre cette époque en proposant 12 airs représentatifs, avec deux créations mondiales: Con flamme e con straggi (Iside) tiré de Giove in Argo, d’Antonio Lotti, Si, ti sento l’alma mia (Ildegarde) extrait de Ambleto de Francesco Gasparini), du plus grand intérêt; 4 airs de Vivaldi en plus de son Concerto pour violon en la mineur, connu sous le nom fort approprié de La Stravaganza, magistralement interprétés donnent une excellente illustration de l’inventivité du prêtre roux. A cela s’ajoutent deux airs de Caldara, extraits de Caio Marzio Coroliano. Le très bel air d’Ariane, Come mai puoi vedermi piangere, tiré de l’opéra du même nom de Benedetto Marcello touche au sublime, tout d’émotion et de retenue à la fois. On frémit de colère avec Asteria chantant Vendetta si, faro, extrait de Bajazet de Francesco Gaparini, tandis que l’émotion est bien là avec l’air de Cassiope: Si, rinforzi in te la spene, extrait d’Andromeda liberata de Tomaso Albinoni. Il en va de même avec le très bel air d’Iphigénie, Madre diletta, abbrachiami, tiré d’Ifigenia in Aulide de Giovanni Porta.
Une très belle voix au service d’œuvres de très grande qualité remarquablement mises en valeur.
Danielle Anex-Cabanis
Si la Sérénissime connaît un grand déclin politique dès le milieu du XVIIIe, son rayonnement musical est toujours remarquable. Tout compositeur se doit d’y faire une halte, les théâtres s’y multiplient, ce qui facilite la création de très nombreuses œuvres. D’excellents interprètes sont au service de la musique pour le plus grand bonheur d’un public éclairé et exigeant.
La soprano Sophie Junker et l’{OH! } Orkiestra mettent tout leur talent à faire revivre cette époque en proposant 12 airs représentatifs, avec deux créations mondiales: Con flamme e con straggi (Iside) tiré de Giove in Argo, d’Antonio Lotti, Si, ti sento l’alma mia (Ildegarde) extrait de Ambleto de Francesco Gasparini), du plus grand intérêt; 4 airs de Vivaldi en plus de son Concerto pour violon en la mineur, connu sous le nom fort approprié de La Stravaganza, magistralement interprétés donnent une excellente illustration de l’inventivité du prêtre roux. A cela s’ajoutent deux airs de Caldara, extraits de Caio Marzio Coroliano. Le très bel air d’Ariane, Come mai puoi vedermi piangere, tiré de l’opéra du même nom de Benedetto Marcello touche au sublime, tout d’émotion et de retenue à la fois. On frémit de colère avec Asteria chantant Vendetta si, faro, extrait de Bajazet de Francesco Gaparini, tandis que l’émotion est bien là avec l’air de Cassiope: Si, rinforzi in te la spene, extrait d’Andromeda liberata de Tomaso Albinoni. Il en va de même avec le très bel air d’Iphigénie, Madre diletta, abbrachiami, tiré d’Ifigenia in Aulide de Giovanni Porta.
Une très belle voix au service d’œuvres de très grande qualité remarquablement mises en valeur.
Danielle Anex-Cabanis
Publié le 08/01/2026 à 11:48.