Utmisol

Dans le Palais de Sheherazade

ORCHESTRE NATIONAL DU CAPITOLE DE TOULOUSE

Halle aux Grains

> 3 novembre

Dans le Palais de Sheherazade
Tugan Sokhiev, photo Marco Borggreve. Geneviève LAURENCEAU, photo Yvan Schawandascht. Sandrine TILLY, photo Philippe Tribot. 
Dans le Palais de Sheherazade
Tugan Sokhiev, photo Marco Borggreve. Geneviève LAURENCEAU, photo Yvan Schawandascht. Sandrine TILLY, photo Philippe Tribot. 
Dans le Palais de Sheherazade
Tugan Sokhiev, photo Marco Borggreve. Geneviève LAURENCEAU, photo Yvan Schawandascht. Sandrine TILLY, photo Philippe Tribot. 
Tugan Sokhiev, direction
Sandrine Tilly, flûte
Geneviève Laurenceau, violon solo

La musique russe est décidément à la fête à la Halle aux Grains ces derniers jours. Aprés le miracle Stravinski, la suite symphonique Shéhérazade de Nikolaï Rimski-Korsakov devient sous la baguette de Tugan Sokhiev une éblouissante féerie où la richesse inouïe de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, à l’image des merveilleuses interventions du violon solo de Geneviève Laurenceau, souligne chaque détail de la partition et renforce la dimension épique qui s’en échappe. Ici spectacle et poésie sont étroitement mélés et font naître un beau lyrisme aussi coloré que dramatique qui embrase cette brillante évocation des Mille et une nuits.
Sandrine Tilly, flûtiste solo de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, s’illustre dans le concerto pour flûte et orchestre à cordes 1 de Mieczyslav Weinberg.
Cette œuvre grave et enjouée qui s’inspire librement du folklore yiddish trouve dans cette magnifique soliste une excellente traductrice de la douce mélancolie et des tourments secrets de cet auteur qui se révèle enfin comme un compositeur majeur du XX° siècle. Les cordes de l’Orchestre du Capitole, toujours superbement menées par Tugan Sokhiev concourent grandement à la réussite cette méditation klezmer sublimée.
Enfin, Islamey, pièce pour piano de Sergueï Balakirev, dans une version pour grand orchestre due à Sergueï Liapounov, qui ouvrait ce beau concert, sera surtout l’occasion pour cet orchestre déchaîné et son chef charismatique de se “chauffer“ avant de nous enchanter avec les moments musicaux décrits précédemment et qui seront d’un tout autre intérêt.

Jean-Félix Marquette