Halle aux Grains
> 13 mars 2026
Printemps polonais
Orchestre National du Capitole de Toulouse

Photographie par Eiichi Ikeda
Mao Fujita, piano
Tarmo Peltokoski, direction
Pour son retour à la Halle aux Grains, Tarmo Peltokoski propose un programme dévolu à trois grands compositeurs polonais.
La Thrène à la mémoire des victimes d’Hiroshima pour orchestre à cordes de Krzysztof Penderecki, composée en 1959 est une œuvre qui a rendu son auteur célèbre du jour au lendemain. Les possibilités sonores des instruments à cordes poussées à l’extrême créent des plaintes déchirantes qui évoquent un climat de désespoir absolu que Tarmo Peltokoski entretient avec une science de la direction non moins absolue.
On ne présente plus le premier concerto pour piano de Frédéric Chopin. Le jeune tokyoïte Mao Fujita y démontre une évidence du geste et une sensibilité qui jamais ne tombe dans la mollesse. L’orchestre, quelque peu prosaïque, l’accompagne sans abimer le «chant» envoutant et poétique de son soliste. Très applaudi ce dernier nous gratifie encore d’une valse de Claude Debussy intitulée La plus que lente au charme préservé.
Après l’entracte, Tarmo Peltokoski se lance dans la troisième symphonie de Witold Lutosławski.
Cette œuvre en deux mouvements précédés d’une courte introduction et suivis d’un épilogue et d’une coda est aussi brillante qu’exaltée est certainement un des chefs-d’œuvre de ce compositeur. Elle affiche ce soir, sous la baguette enflammée de ce chef, un lyrisme féroce et une tension prégnante qui créent un impact palpable sur l’auditoire.
Comme souvent à la fin de ses concerts, Tarmo Peltokoski brandit la partition de cette œuvre en en soulignant l’importance.
Jean-Félix Marquette
Tarmo Peltokoski, direction
Pour son retour à la Halle aux Grains, Tarmo Peltokoski propose un programme dévolu à trois grands compositeurs polonais.
La Thrène à la mémoire des victimes d’Hiroshima pour orchestre à cordes de Krzysztof Penderecki, composée en 1959 est une œuvre qui a rendu son auteur célèbre du jour au lendemain. Les possibilités sonores des instruments à cordes poussées à l’extrême créent des plaintes déchirantes qui évoquent un climat de désespoir absolu que Tarmo Peltokoski entretient avec une science de la direction non moins absolue.
On ne présente plus le premier concerto pour piano de Frédéric Chopin. Le jeune tokyoïte Mao Fujita y démontre une évidence du geste et une sensibilité qui jamais ne tombe dans la mollesse. L’orchestre, quelque peu prosaïque, l’accompagne sans abimer le «chant» envoutant et poétique de son soliste. Très applaudi ce dernier nous gratifie encore d’une valse de Claude Debussy intitulée La plus que lente au charme préservé.
Après l’entracte, Tarmo Peltokoski se lance dans la troisième symphonie de Witold Lutosławski.
Cette œuvre en deux mouvements précédés d’une courte introduction et suivis d’un épilogue et d’une coda est aussi brillante qu’exaltée est certainement un des chefs-d’œuvre de ce compositeur. Elle affiche ce soir, sous la baguette enflammée de ce chef, un lyrisme féroce et une tension prégnante qui créent un impact palpable sur l’auditoire.
Comme souvent à la fin de ses concerts, Tarmo Peltokoski brandit la partition de cette œuvre en en soulignant l’importance.
Jean-Félix Marquette
Publié le 13/04/2026 à 20:01, mis à jour le 13/04/2026 à 20:04.