Halle aux grains
> 8 novembre

La Danse des planètes

Orchestre National du Capitole de Toulouse
Photographie par Jean-Baptiste Millot
Victor Julien-Laferrière, violoncelle
Chœur Orfeon Donostiarra
TuganSokhiev, direction


Inscrit durablement dans le répertoire, Tout un monde lointain… , le concerto pour violoncelle de Henri Dutilleux a trouvé, depuis son créateur Mstislav Rostropovitch, de nombreux champions.
Victor Julien-Laferrière est un de ceux là. Très impliqué, il fait sienne cette œuvre, déchirant de son archet affûté la trame poétique de cette déambulation rien moins que tranquille inspirée par l’imaginaire torturé de Charles Baudelaire. Tugan Sokhiev, impérial face à son orchestre réglé comme un mécanisme d’horlogerie, l’entoure d’un halo aussi prégnant qu’envoûtant.
Les Planètes de Gustav Holst, suite symphonique en sept mouvements, chacun correspondant à une planète du système solaire (exceptée la Terre) symbolisée selon une vision astrologique plus qu’astronomique, défient ce soir, exposées ainsi, toutes les lois de la gravité. De Mars le conquérant, à Neptune tendrement mystique aux chœurs féminins éthérés (Orfeon Donostiarra superlatif) , en passant par la charnelle Vénus, le sautillant Mercure, le joyeux Jupiter, le sombre Saturne ou le dansant Uranus, nous assistons à un spectacle impressionnant où à une rythmique implacable ne répond qu’une franche violence. Nous en frissonnons encore.

Jean-Félix Marquette
Publié le 26/11/2019 à 19:17, mis à jour le 12/01/2022 à 21:50.