Utmisol

Carmen

Théâtre du Capitole

> 6 avril

Carmen
Photographies par Patrice Nin 
Carmen
Photographies par Patrice Nin 
Carmen
Photographies par Patrice Nin 
Carmen
Photographies par Patrice Nin 
Carmen
Photographies par Patrice Nin 
Carmen
Photographies par Patrice Nin 
Carmen
Photographies par Patrice Nin 
Carmen
Photographies par Patrice Nin 
Carmen
Photographies par Patrice Nin 
Carmen
Photographies par Patrice Nin 
Carmen
Photographies par Patrice Nin 
Carmen
Photographies par Patrice Nin 
Voilà le retour de Carmen sur la scène du Capitole dans une remarquable production signée Jean-Louis Grinda qui est l’atout principal de ce spectacle.
Cette mise en scène est très efficace: une arène d’acier corten qui s’ouvre et se ferme en fonction des tableaux devant un immense mur de fond de scène tour à tour usine des cigarières ou camp des contrebandiers. Ce dispositif est d’un rare effet dramatique et malgré ses nombreux déplacements, n’ennuie jamais! L’action se concentre et l’intensité violente du propos s’en trouve renforcée.
L’autre atout majeur de ce spectacle, c’est le remarquable travail des chœurs et l’orchestre fiévreux placé sous la baguette d’Andrea Molino.
Reste le célèbre quatuor vocal… La Carmen de Clémentine Margaine est honorable, sans plus. Le Don José de Charles Castronovo semble se réveiller au dernier acte et se rappelle brusquement le terrible drame qui se joue. Dimitry Ivaschenko est un bien pâle toréador, sans panache… Même Anaïs Constant n’arrive pas à convaincre pleinement avec des aigus mal maitrisés. Distribution académique, trop académique!
Mais l’ensemble s’impose par le dramatisme de la mise en scène.

Marc Laborde