Utmisol

Walkyrie triomphale

Théâtre du Capitole

> 30 janvier

Walkyrie triomphale
Photographies par David Herrero et Frédéric Maligne 
Walkyrie triomphale
Photographies par David Herrero et Frédéric Maligne 
Walkyrie triomphale
Photographies par David Herrero et Frédéric Maligne 
Walkyrie triomphale
Photographies par David Herrero et Frédéric Maligne 
Walkyrie triomphale
Photographies par David Herrero et Frédéric Maligne 
Walkyrie triomphale
Photographies par David Herrero et Frédéric Maligne 
Walkyrie triomphale
Photographies par David Herrero et Frédéric Maligne 
Walkyrie triomphale
Photographies par David Herrero et Frédéric Maligne 
Walkyrie triomphale
Photographies par David Herrero et Frédéric Maligne 
Walkyrie triomphale
Photographies par David Herrero et Frédéric Maligne 
Walkyrie triomphale
Photographies par David Herrero et Frédéric Maligne 
Voilà bien une magnifique soirée qui renoue avec la splendeur du Capitole. Certes la mise en scène de Nicolas Joël a vingt ans, mais elle fonctionne toujours bien avec ses décors baroques et démesurés. Elle a finalement un caractère assez intemporel et ces dieux inhumains ont quelque chose d’humain!
La distribution d’une immense homogénéité est dominée par l’incandescente Brünnhilde d’Anna Smirnova à la voix d’airain. Son entrée au second acte restera dans les mémoires et force respect et admiration. Le Wotan de Tomasz Konieczny est tout aussi impérial, quel monologue! Il compose avec sa «fille» un duo qui nous laisse admiratif. Sa sortie reste tant au plan vocal qu’au plan scénique un grand moment de théâtre. Michael König, Siegmund, et Daniela Sindram, Sieglinde, sont tout aussi exemplaires malgré le retrait noté de M. Koënig au premier acte. Elena Zhidkova est une Fricka de grande classe, nous comprenons qu‘elle puisse faire plier son immortel mari! Enfin, Dimitry Ivashchenko est un Hunding sombre à souhait à la voix chaude et bien timbrée. On l’aura compris, tous ces interprètes incarnent avec passion et conviction les protagonistes de ce drame, tant vocalement que scéniquement.
Claus Peter Flor conduit les troupes du Capitole avec fougue, mesurant avec finesse les temps d’émotion tout comme les fougueuses chevauchées.
Cette Walkyrie méritait bien le triomphe réservé par un public abasourdi par tant de puissance.

Marc Laborde


Entrevue avec le directeur du théâtre: