Utmisol

Une Ariane très viennoise…

Théâtre du Capitole

> 1er mars

Une Ariane très viennoise…
Photographies par Cosimo Mirco Magliocca 
Une Ariane très viennoise…
Photographies par Cosimo Mirco Magliocca 
Une Ariane très viennoise…
Photographies par Cosimo Mirco Magliocca 
Une Ariane très viennoise…
Photographies par Cosimo Mirco Magliocca 
Une Ariane très viennoise…
Photographies par Cosimo Mirco Magliocca 
Une Ariane très viennoise…
Photographies par Cosimo Mirco Magliocca 
Une Ariane très viennoise…
Photographies par Cosimo Mirco Magliocca 
Une Ariane très viennoise…
Photographies par Cosimo Mirco Magliocca 
Une Ariane très viennoise…
Photographies par Cosimo Mirco Magliocca 
Une Ariane très viennoise…
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Une Ariane très viennoise…
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Une Ariane très viennoise…
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Photographies par Cosimo Mirco Magliocca 
Une Ariane très viennoise…
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Une Ariane très viennoise…
Photographies par Cosimo Mirco Magliocca 
Une Ariane très viennoise…
Photographies par Cosimo Mirco Magliocca 
Une Ariane très viennoise…
Photographies par Cosimo Mirco Magliocca 
Disons le immédiatement, la nouvelle production présentée au Capitole de la merveilleuse Ariane à Naxos est une absolue réussite au style délicieusement viennois… et doit se déguster sans modération.
Michel Fau en signe une mise en scène aussi intelligente que drôle, aussi profonde que simple d’apparence. Sa lecture d’un théâtre dans le théâtre est bien vue au premier acte avec les principaux protagonistes dans la fosse et l’excellent majordome de Florian Carove à l’avant scène. Michel Fau connaît son Corneille et c’est un réel plaisir de rencontrer chez un metteur en scène autant ce connaissance de l’environnement de l’œuvre dont il livre ici une lecture précise. La seconde partie, celle de l’île, confine à la lecture d’un grand livre d’images sorties d’un conte imaginaire. Les décors, comme issus de l’enfance, et les costumes excessifs de David Belugou contribuent à la féerie.
La distribution est dominée par la magnifique Ariane de Catherine Hunold toute de puissance et l’imposant Bacchus d’Issachah Savage, au matériau vocal impressionnant de force et de vigueur vocale. Quel ténor! Anaïck Morel incarne un compositeur d’élégante facture et de grande classe pour ce rôle aussi délicat qu’important. Seule la Zerbinette d’Elisabeth Sutphen semble un peu en retrait face à ce trio d’excellence. Signalons aussi les prestations réussies de Werner Van Machelen en Maître de musique et de Manel Nunez Camelino en Maître à danser désopilant.
Evan Rogister conduit l’Orchestre du Capitole avec brio, donnant une lecture aboutie et distinguée du très aristocratique texte de Richard Strauss: voluptueux.

Marc Laborde